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Busard d'Amérique | Circus hudsonius

Amerikaanse blauwe kiekendief | Northern Harrier | Aguilucho norteamericano | Hudsonweihe | זרון אמריקני

Le busard d'Amérique est l'oiseau nord-américain longtemps rattaché au busard Saint-Martin et traité comme espèce distincte depuis 2016 environ. Il chasse avec le même vol bas, balancé et quadrillant, sur le même type de terrain ouvert, et en Europe il compte parmi les espèces occasionnelles dont la présence est le plus rarement établie avec certitude. Presque toutes les données européennes concernent un oiseau brun sur les prairies littorales humides d'une île occidentale.

Busard d'Amérique (Circus hudsonius)
Photo principale · Photo: Bear Golden Retriever from auburn, ny, usa — CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

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Voix

Silencieux hors des sites de nidification, et un oiseau occasionnel en Europe n'est jamais entendu. Dans les marais de nidification nord-américains, le mâle émet un kek-kek-kek-kek rapide et caquetant lors des parades et de la défense du nid, et la femelle un peee-yew plaintif et insistant lors des passages de proie. Ces cris sont pratiquement identiques à ceux du busard Saint-Martin et ne permettent pas de séparer les deux espèces.

Écouter: CallXC1014038

Enregistrement: Stanislas Wroza — CC BY-NC-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Identification

Busard de la carrure du busard Saint-Martin : longues ailes tenues en V peu marqué, longue queue et vol lent, balancé et quadrillant, bas au-dessus du terrain ouvert. Le mâle adulte est gris pâle dessus et blanc dessous, avec l'extrémité des ailes noire, le croupion blanc et, à la différence du busard Saint-Martin, de petites taches rousses éparses sur les flancs et le ventre ainsi qu'un bord de fuite plus sombre et plus nettement délimité sous l'aile. La femelle adulte est brun foncé dessus, avec des couvertures marbrées de chamois, une queue fortement barrée, le croupion blanc et le dessous chamois densément strié. Le juvénile est le plumage qui atteint le plus souvent l'Europe et celui qu'il faut connaître : dessous orange-roux foncé, pratiquement non strié sur le ventre, les stries sombres limitées aux côtés de la poitrine et aux flancs, face sombre avec un large contour clair autour de l'œil et un large boa sombre se refermant autour du cou, et dessous de l'aile contrasté, les rémiges secondaires noirâtres formant une bande sombre continue contre des primaires pâles, finement barrées. Les jeunes mâles ont l'iris jaune verdâtre pâle, les jeunes femelles l'iris sombre. Par sa structure, l'aile paraît un peu plus longue et plus étroite que celle du busard Saint-Martin, la primaire externe étant assez longue pour que l'on compte généralement cinq doigts.

Espèces prêtant à confusion

Tout repose sur le busard Saint-Martin, et il faut partir du constat que les deux espèces se recouvrent pour presque tous les caractères, si bien qu'un bon nombre d'oiseaux ne peuvent tout simplement pas être identifiés. Chez les mâles adultes, la séparation est la plus sûre : le mâle de busard d'Amérique montre des taches rousses sur les flancs, le ventre et les couvertures sous-alaires là où le mâle de busard Saint-Martin est d'un blanc pur, ainsi qu'un bord de fuite sous-alaire plus sombre et plus nettement délimité, alors que celui du busard Saint-Martin est gris et estompé. Chez les femelles et surtout chez les juvéniles, examinez un ensemble de caractères plutôt qu'un seul. Couleur du dessous : le juvénile de busard d'Amérique est orange-roux foncé et largement non strié sur le ventre, les stries sombres étant limitées aux côtés de la poitrine, tandis que le juvénile de busard Saint-Martin est chamois plus pâle et strié jusqu'au bas du ventre et sur les flancs. Contraste sous-alaire : le busard d'Amérique montre des rémiges secondaires noirâtres formant une bande sombre continue contre des primaires pâles, contraste que le busard Saint-Martin n'atteint pas, étant grossièrement barré sur toute la largeur de la main et du bras. Tête : le busard d'Amérique a la face plus sombre et plus contrastée, avec un contour clair de l'œil plus marqué et un large boa sombre autour du cou. Croupion : la tache blanche est plus petite, plus carrée et plus nettement délimitée chez le busard d'Amérique, plus grande et à bords plus diffus chez le busard Saint-Martin. Rémiges primaires : la primaire externe est plus longue chez le busard d'Amérique, si bien que l'on compte généralement cinq doigts, alors que chez de nombreux busards Saint-Martin cette plume externe est plus courte et seuls quatre doigts ressortent nettement ; c'est une différence de degré, non une preuve. Il existe des juvéniles de busard Saint-Martin à teinte rousse, qui expliquent la plupart des mentions non validées ; considérez donc tout candidat comme un busard Saint-Martin tant que plusieurs caractères ne convergent pas, et photographiez si possible le dessous de l'aile déployée et le croupion. Les autres busards gris posent moins de problèmes : le busard cendré est plus svelte, avec une aile pointue, seulement quatre primaires digitées et deux barres sombres sous l'aile, et le busard pâle est plus pâle, avec un étroit coin noir sur les quatre primaires externes et un étroit collier clair se refermant autour du cou comme un boa.

Habitat

Marais d'eau douce et saumâtre, prairies humides, prairie nord-américaine et friches herbacées, jeunes coupes forestières et, en hiver, chaumes, prés salés et dunes littorales. Il niche au sol dans une végétation basse et dense et, hors saison de reproduction, dort en dortoirs collectifs au sol, exactement comme le busard Saint-Martin. Les oiseaux occasionnels européens ont presque tous été trouvés sur des terrains littoraux humides et sans arbres : machair insulaire, prés salés, pâturages extensifs et marais endigués.

Là où l'oiseau se trouve le plus souvent, selon la classification EUNIS — la norme européenne pour les habitats.

Répartition et migrations

Niche dans tout le nord de l'Amérique du Nord, Alaska compris, et hiverne du sud de l'aire de nidification jusqu'en Amérique centrale et dans le nord de l'Amérique du Sud. Dans la zone cartographiée, véritable espèce occasionnelle, sans nidification, sans hivernage régulier et sans passage régulier. Presque toutes les données proviennent des îles Britanniques, et sur le continent européen l'espèce n'est pratiquement pas signalée. Tout chiffre avancé doit être considéré comme provisoire, car les critères d'identification se sont durcis à mesure que les plumages ont été mieux connus.

Comment et quand observer

Dans les faits, on trouve cet oiseau en examinant les busards Saint-Martin plutôt qu'en cherchant un busard d'Amérique. En octobre et novembre, sur une île occidentale (Scilly, Hébrides extérieures, ouest de l'Irlande), examinez chaque busard brun qui quadrille le machair et photographiez le dessous de l'aile lorsqu'il vire : la bande sombre continue des secondaires contre des primaires pâles distingue un candidat des nombreux juvéniles roux de busard Saint-Martin. Notez le ventre, le dessin de la face et le croupion, dans cet ordre, et admettez qu'un oiseau vu une seule fois, brièvement et par-dessous, n'est pas identifiable.

Statut de conservation

Non menacé à l'échelle mondiale (UICN : Préoccupation mineure), mais les effectifs nord-américains ont diminué au cours des dernières décennies, à mesure que prairies, prés humides et marais ont été drainés et labourés. Les résidus de pesticides ont fortement aminci les coquilles d'œufs au milieu du XXe siècle et restent une préoccupation de fond. Dans le contexte européen, les questions de conservation relèvent entièrement de l'Amérique du Nord ; en Europe même, l'espèce se résume à une poignée de données, et la question pratique est qu'une part inconnue des oiseaux occasionnels passe inaperçue parmi les busards Saint-Martin hivernants.

Nom scientifique

Circus hudsonius | (Linnaeus, 1766) (GBIF: Circus cyaneus)

Linnaeus a décrit l'espèce en 1766 sous le nom de Falco hudsonius ; comme elle a ensuite été placée dans un autre genre, l'auteur et l'année figurent entre parenthèses. Le genre Circus a été créé en 1799 par De Lacépède. Circus vient du grec ancien kirkos, un rapace nommé d'après son vol en cercles. hudsonius fait référence à la baie d'Hudson, au Canada, la localité type. Le spécimen sur lequel repose la description originale provenait de baie d'Hudson.