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Bergeronnette citrine | Motacilla citreola
Citroenkwikstaart | Citrine Wagtail | Lavandera cetrina | Zitronenstelze | נחליאלי לימוני
Une bergeronnette à tête jaune citron et à collier noir sur la nuque ; le mâle adulte présente une combinaison de caractères propre à l'espèce en Europe. Les confusions surviennent en automne, lorsque des juvéniles gris et blanc se tiennent parmi les bergeronnettes printanières dans un marais littoral. Encore récemment cantonnée à l'extrême est de l'Europe et à l'Asie, elle niche désormais aussi dans la région balte et ailleurs en Europe de l'Est, et la limite occidentale de son aire s'est déplacée vers l'ouest à chaque décennie.
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Voix
Le cri est un tsreep ou dzreep fort, un peu rauque et nettement râpeux, d'une syllabe, avec une composante bourdonnante qui évoque davantage un bruant qu'une bergeronnette. Pour les oiseaux d'automne, c'est le caractère le plus utile que l'oiseau fournit lui-même, et de nombreuses observations sont faites au cri avant que l'oiseau soit bien vu. Le chant est une phrase courte et monotone de notes claires et aiguës, rappelant celles d'un canari, répétée depuis une touffe, un buisson bas ou un fil au-dessus d'une prairie humide, et sur les sites de nidification aussi lors d'un bref vol chanté. Chant de fin avril à juillet.
Enregistrement: Jochem Verweij — CC BY-SA 4.0 · xeno-canto
Identification
De 15,5 à 17 cm, avec une queue plus courte que celle de la bergeronnette des ruisseaux mais paraissant plus longue que celle de la bergeronnette printanière. Les pattes sont noires. Le mâle en plumage nuptial est sans ambiguïté : toute la tête et toutes les parties inférieures sont jaune citron vif, et une bande noire traverse l'arrière du cou, séparant comme un collier la tête jaune du manteau gris. Le dos est gris-bleu net, sans trace de vert ; l'aile porte deux larges barres alaires blanches et un liseré blanc le long des tertiaires, et la queue est noire avec les rectrices externes blanches. La femelle est d'un jaune plus terne, avec une calotte et un pourtour des couvertures auriculaires gris olive qui encadrent la face jaune, et montre les mêmes larges barres blanches. Le premier plumage d'automne est celui qui apparaît le plus souvent hors de l'aire de nidification et demande de l'attention : gris dessus sans aucune nuance olive, très blanc dessous, avec un front pâle, des lores larges et pâles et un sourcil pâle qui contourne l'arrière des couvertures auriculaires et ferme un pourtour pâle complet. Les deux barres alaires blanches sont alors larges, bien plus larges que chez toute bergeronnette printanière.
Espèces prêtant à confusion
Tout se joue avec les juvéniles de bergeronnette printanière en août et septembre. Quatre critères. Parties supérieures : gris froid et net chez la citrine, sans olive ; toujours une teinte verte ou brun olive chez la printanière. Parties inférieures : blanches chez la citrine, au plus un léger lavis chaud sur les flancs ; généralement jaune chamois chez la printanière. Aile : deux barres blanches très larges et nettes, contre deux plus étroites et plus ternes. Tête : le pourtour pâle qui se ferme entièrement autour des couvertures auriculaires, avec un front pâle et des lores larges et pâles, contre un sourcil qui s'amincit en avant de l'œil et des lores plus sombres. En cas de doute, le cri tranche : un tsreep fort, rauque et râpeux, bien plus bourdonnant que le tswee-eep plein de la bergeronnette printanière. La bergeronnette de Béringie a un cri presque identique et peut aussi paraître pâle dessous, mais elle n'a ni les larges barres alaires blanches ni le pourtour auriculaire pâle fermé, et son ongle postérieur est plus long. La bergeronnette des ruisseaux a une queue bien plus longue, des pattes roses et un croupion jaune-vert.
Habitat
Terrains ouverts, bas et humides : prairies de fauche détrempées et cariçaies, rives de lacs et plaines alluviales avec suintements, mares en voie d'atterrissement, bas-marais et, dans le nord de l'aire, toundra humide. Là où cultures et prairies humides se rejoignent, elle occupe le coin le plus bas et le plus humide. Le nid est une cuvette au sol dans une touffe de laîches ou d'herbes, généralement sur un point plus sec au milieu de la zone humide. Hors saison de reproduction, sur les rives vaseuses, les marais littoraux, les rizières et les bords des bassins de lagunage.
Là où l'oiseau se trouve le plus souvent, selon la classification EUNIS — la norme européenne pour les habitats.
Répartition et migrations
Niche de la région balte et de l'Europe de l'Est jusqu'en Sibérie vers l'est et jusqu'en Asie centrale et dans l'Himalaya vers le sud ; tous les oiseaux hivernent en Asie du Sud et du Sud-Est et autour du golfe Persique. La limite occidentale de l'aire de nidification progresse depuis les années 1960, avec désormais des nidifications éparses plus à l'ouest en Europe centrale. En Europe du Nord-Ouest, l'espèce est passée du statut de grande rareté à celui de visiteur peu commun mais annuel, surtout des oiseaux de premier automne entre la mi-août et début octobre sur la côte, sur les îles de la mer du Nord, aux Shetland et à Fair Isle, et parfois un mâle chanteur au printemps ; quelques tentatives de nidification ont eu lieu, y compris des couples mixtes avec la bergeronnette printanière. Au passage, elle est observée en Anatolie et à Chypre. En Méditerranée, elle reste très rare, sur les côtes et dans les marais intérieurs, presque toujours des oiseaux de premier automne ou des mâles au printemps.
- Nicheur (été)
- Hiver
- Passage
- foncé = aire principale, clair = présence dispersée
Comment et quand observer
La seconde quinzaine d'août et la première quinzaine de septembre, sur un pré salé, une mare littorale endiguée ou une mare en voie d'assèchement le long de la côte où des dizaines de bergeronnettes printanières se tiennent ensemble. Passez lentement le groupe en revue à la recherche de l'oiseau qui paraît d'un gris plus froid dessus et plus blanc dessous, puis examinez directement l'aile : deux barres blanches larges et nettes sur une aile par ailleurs sombre constituent le critère. Écoutez en même temps un cri rauque et râpeux parmi les notes plus pleines des bergeronnettes printanières, et enregistrez-le si possible.
Statut de conservation
Non menacée à l'échelle mondiale, avec une population mondiale importante et en augmentation. L'expansion vers l'ouest de l'aire de nidification dure depuis soixante ans et se poursuit ; elle est généralement mise en relation avec le réchauffement climatique et la disponibilité de prairies humides exploitées de manière extensive en Europe de l'Est. En Europe du Nord-Ouest, cela se traduit par une hausse régulière des observations, en partie parce que les observateurs reconnaissent désormais les oiseaux d'automne et enregistrent le cri. Les menaces pour l'espèce sont celles de tous les oiseaux des prairies humides : drainage, fauche précoce et conversion des bordures de marais en cultures.
Nom scientifique
Motacilla citreola | Pallas, 1776
Pallas a décrit l'espèce en 1776 et l'a placée d'emblée dans le genre où elle se trouve toujours. Le genre Motacilla a été créé en 1758 par Linnaeus. Motacilla était le nom romain de la bergeronnette ; c'est en réalité un diminutif de motare « se mouvoir sans cesse », mais à partir du Moyen Âge -cilla a été compris à tort comme signifiant « queue ». citreola est un mot latin signifiant « jaune citron », d'après la tête et les parties inférieures du mâle. Le spécimen sur lequel repose la description originale provenait de est de la Sibérie.



